Pollution plastique : une bombe à retardement

Découvrez ci-dessous quelques éléments du rapport « Pollution plastique : une bombe à retardement », réalisé par l’OPECST (Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologique) en décembre 2020 pour alerter sur l’omniprésence du plastique et la pollution provoquée par celle-ci.

P1 BD pollution plastique bombe à retardement
  1.  Une multitude de plastiques omniprésents :

    Il existe une grande variété de plastiques différents. 99 % des plastiques sont issus du pétrole, et seul 1% des végétaux « biomasse », auxquels on rajoute différents produits chimiques pour les rendre utilisables sous de nombreuses formes et avec de multiples propriétés différentes attendues.

    Le plastique est le 3ème matériau le plus fabriqué au monde, après le ciment et l’acier. Son utilisation est très importante dans le monde. En effet, il est facile et peu cher à produire, léger, souple, résistant, adaptable à de très nombreuses formes, et durable. Paradoxalement, les plastiques sont de plus en plus utilisés aujourd’hui pour des usages uniques de courte durée. 81 % des plastiques produits deviennent des déchets au bout d’un an. En 2015, on produisait 140 kg/hab de plastique, contre seulement 0,8 kg/hab en 1950.

  2. Une pollution visible et invisible

    Lorsqu’ils sont abandonnés dans l’environnement, les plastiques se fragmentent en petites particules, qui se diffusent ensuite dans l’environnement. On parle alors de macro, micro puis de nano plastiques. Or aujourd’hui, le plastique est présent sur tous les continents, mais également dans les océans.

    Parmi les déchets plastiques, 79% ont été mis en décharge ou jetés directement dans l’environnement, 12 % ont été incinérés et seuls 9 % ont été recyclés entre 1950 et 2015.

  3. Une pollution diffuse qui constitue une menace pour les écosystèmes et la santé humaine :

    1,4 millions d’oiseaux et 14 000 mammifères seraient retrouvés morts chaque année en raison de l’ingestion de macroplastiques. Au-delà de la consommation des particules de plastique par les organismes vivants (animaux, mais également végétaux et humains), les risques chimiques et pathogènes issus de la pollution aux plastiques sont réels.  En effet, les déchets plastiques peuvent être sources de contaminants par le biais des substances chimiques qu’ils contiennent. Ils peuvent servir de supports physiques pour des espèces invasives et pathogènes, qui les véhiculent et les dispersent dans les milieux.

 

Ensemble, limitons notre consommation de plastique et préservons notre santé et notre environnement ! 

L’ensemble des recommandations se trouve dans le document « L’essentiel sur… » disponible en PDF ici

Découvrez le rapport illustré grâce à Olivier Sampson

Consultez Le rapport complet sur le site du Sénat